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Souvenirs de Dien Bien Phu aux RETEX d’OPEX récentes

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Mise à jour :23/01/2015

Au lendemain de la commémoration de l’Appel du 18 Juin lancé en 1940 par le général de Gaulle, s’est déroulée au sein de l’Ecole du Val-de-Grâce (EVDG) la journée consacrée aux Retours d’expérience (RETEX) des Opérations extérieures (OPEX). A cette occa sion, le médecin général inspecteur François Pons, directeur de l’EVDG et président de la Société française de médecine des armées SOFRAMEDA), a souhaité organiser une session d’hommage aux personnes du Service de santé des armées (SSA) ayant servi il y a 60 ans durant la bataille de Diên Biên Phù. Témoignages et récit de vie.

Au fil de la journée, les communications médicales se sont enchaînées sur les RETEX des opérations qui se sont déroulées au Mali, en Afghanistan, au Liban, en République Centrafrique et en Jordanie. Concrètes, vivantes, elles permettent de prendre en compte les évolutions techniques et stratégiques dans le domaine de la santé militaire. Les témoignages des praticiens sur les conflits contemporains ont laissé place au récit de vie de ces médecins et infirmiers militaires français présents à Dien Bien Phu au siècle dernier.

 

Témoignages Diên Biên Phù et de l’Indochine

L’EVDG a eu le privilè

ge de pouvoir accueillir le 19 juin 2014 certains des acteurs de la bataille de qui s’est achevée le 7 mai 1954. Ils étaient 6 dont certains ont transmis leur témoignage poignant sur cette guer

re : l’infirmière convoyeuse de l'air Geneviève de Heaulme (plus connue sous le nom de Geneviève de Galard), l’infirmier Guy Canzano (aide opérateur de l'Antenne chirurgicale parachutiste 5), les médecins en chef Sauveur Verdaguer (médecin du 3ème  Bataillon Thaï), Emile Pons (médecin d’un bataillon de Tirailleurs Algériens), Jacques Gindrey (chirurgien de l’Antenne médicale mobile 44) et le médecin général inspecteur Valérie André.

Il faut se rappeler que la bataille de Dien Bien Phu a commencé en novembre 1953 par l’opération Castor qui a permis l’établissement du camp retranché sur la frontière du Laos. La bataille proprement dite a débuté le 13 mars 1954 lorsque les forces Viet Minh attaquèrent le camp retranché ou des prénoms féminins avaient été donnés aux différents points d’appui. Pendant 2 mois de combats acharnés dans des conditions terribles de boue et de chaleur on dénombra parmi les 15 000 hommes que comptèrent les troupes : 2 379 tués ou disparus et 5 234 blessés parmi lesquels environ 3 500 furent opérés.

Parmi ces 15 000 hommes, 450 étaient des personnels de santé : 18 jeunes médecins de bataillon au niveau des postes de secours s’appuyant sur les brancardiers et infirmiers qui ont extraits les blessés des tranchées au prix de risques considérables, le personnel des 5 antennes chirurgicales qui a trié et opéré sans relâche sans oublier les personnels qui, au prix de très grands risques, ont assuré les évacuations sanitaires tant qu’elles ont été possibles.

Après l’arrêt des combats, certains blessés furent libérés mais pour la plupart débutèrent des conditions de captivité terribles : sur 10 998 combattants faits prisonniers 3 290 seulement ont été libérés. 7 108 sont morts de maladie et de malnutrition durant les 4 mois passés dans les camps.

Un exemple à suivre

Le médecin général des armées Ronan Tymen, inspecteur général du SSA, le médecin général inspecteur Patrick Godart, directeur central adjoint, et tout le personnel du Service, qui ont eu le privilège d’assister à cette journée ont écouté avec attention, respect et beaucoup d’émotion les témoignages de ces médecines et infirmiers militaires qui ont participé à la guerre en Indochine.

De cette expérience à Dien Bien Phu, dans la lignée des « Rochambelles » et de la vision des soins selon Marie-Françoise Collière, Geneviève de Galard tirera un enseignement : « Les actes les plus simples de la vie peuvent être magnifiés s’ils sont faits avec amour.  »

L’École du Val-de-Grâce a honoré ces derniers témoins en leur faisant remettre la médaille « Anne et Louis », médaille de prestige de l’École très rarement remise. C’est la première fois que cette médaille est attribuée à un personnel infirmier et à un médecin féminin.

Les jeunes médecins issus de l’ECN 2011, internes de spécialités hospitalières et internes de médecine générale en fin de formation, ont également été conviés à cet événement. En effet le lendemain, ces praticiens des armées devaient choisir le premier poste qu’ils rejoindront dans quelques mois. Les témoignages de leurs Anciens d’Indochine ou de théâtres plus récents, doivent être pour eux une référence, un exemple avant ce premier choix.

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